CIPAILLE DE MES GRANDS-MÈRES

LES INGRÉDIENTS

  • 1 paquet de cube des viandes suivantes : porc, boeuf, veau et poulet
  • 6 tasses de pommes de terre coupées en rondelle
  • 1 gros ognion blanc
  • 1.5 c. à table de sel
  • 1.5 c. à thé de poivre
  • Bouillon de poulet (selon les besoins)
  • 1 pâte composée des ingrédients suivants :
    • 4 tasses de farine
    • 0.75 tasse de graisse végétale
    • 1 c. à thé de sel
    • 1 c. à table de poudre de pâte et eau (selon les besoins)

LES ÉTAPES

  • Le jour précédent, macérer les viandes avec le sel, le poivre et l’ognion dans un plat toute une nuit dans le réfrigérateur.
  • Le lendemain, utiliser une grande cocotte en fonte (un incontournable) style creuset.
  • Y préparer la pâte : défaire la graisse dans la farine ; ajouter le sel, la poudre à pâte et de l’eau pour faire une boule avec la pâte ; rouler pour faire deux grandes abaisses de la grandeur de votre cocotte.
  • Monter le plat comme suit : déposer un rang de porc, ensuite de boeuf, ensuite de veau et ensuite de poulet ; déposer une abaisse. Et recommencer une autre fois.
  • Faire une incision sur le dessus de la dernière abaisse et ajouter du bouillon de poulet jusqu’au bord de la cocotte.
  • Faire cuire à 300 degrés Farhenheit pendant cinq (5) heures, et au besoin, ajouter du bouillon pour qu’il y en ait toujours dans le plat.

COCOTTES POUR DES PROJETS ARTISANAUX (trucs et astuces)

Si vous êtes comme moi, lorsque le soleil brille, j’adore être dehors tout en restant active. Je ne suis pas de celle qui aime s’étendre au soleil. LoL

Aujourd’hui, a été le moment idéal pour moi de me lancer dans un petit projet. Après avoir lu et échangé avec quelques artisans, j’ai décidé de créer mes propres cocottes à partir de ce que la forêt a à m’offrir. Les ateliers de couronnes reprendront cet automne et mon inventaire de cocottes est presque vide. Il est donc temps de le renflouer! JE M’ESSAIE, tout en faisant preuve de vigilance et prudence dans cette première démarche expérimentale.

Étape 1 – CUEILLIR : Le printemps est un excellent moment pour ramasser des cocottes après la fonte des neiges. Le terrain de La Destination de Noël regorge de variétés différentes en termes de taille, de texture et de poids. Par exemple, des cocottes de pin blanc et des cocottes d’épinette.

Étape 2 – SÉPARER : Avant de commencer le nettoyage, il est crucial que je sépare les cocottes par variété. Pourquoi? Elles ne sécheront pas toutes de la même manière. Plus une cocotte est grosse, plus le temps de séchage sera long. Je profite aussi de cette étape pour retirer les petites brindilles ou les aiguilles de résineux.

Étape 3 – NETTOYER : Certains ne lavent pas les cocottes et les mettent directement au four. Personnellement, je préfère les nettoyer pour enlever la saleté comme la boue et les désinfecter (en enlevant les petits  » cadeaux  » laissés par les animaux). Pour ce faire, j’utilise simplement de l’eau et du vinaigre. Certains utilisent un ratio de 1:1 pour le vinaigre, mais je préfère beaucoup d’eau chaude (au niveau de la moitié du lavabo) avec environ 1 tasse de vinaigre. Pourquoi? Le vinaigre a une odeur forte et, selon moi, cette quantité suffit amplement pour nettoyer et tuer les petites bestioles comme les araignées… comme je le fais pour ma salade de jardins. Avant de laisser reposer, je brasse le tout pour bien mélanger le vinaigre et l’eau. Je constate que l’eau change rapidement de couleur et devient brunâtre. Une fois mélangé, je laisse reposer le tout pendant 30 minutes.

Étape 4 – RINCER : Pendant que les cocottes trempent, je préchauffe le four à 200 degrés Fahrenheit. Je sors mes plaques à biscuits et j’y ajoute du papier parchemin. Après 30 minutes de trempage, je rince les cocottes à l’eau chaude dans le deuxième lavabo. On peut voir que l’eau de rinçage est maintenant claire.

Étape 5 – DÉPOSER : Je dépose les cocottes sur le papier parchemin en une seule rangée. J’évite de les empiler. Comme mentionné précédemment, je m’assure que les cocottes soient de la même variété.

Étape 6 – SÉCHER : Une fois que le four est à 200 degrés Fahrenheit, j’y place les plaques remplies de cocottes. Pour les petites cocottes, je règle la minuterie à 40 minutes, tout en restant tout près pour vérifier périodiquement le séchage. Si elles ne sont pas assez sèches, j’ajoute du temps. Toutefois, il faut faire attention à ne pas les brûler! Encore ici, certains artisans règlent le four plutôt à 250 degrés Fahrenheit. C’est certain que cela prendra moins de temps, mais plus de risque de les brûler OU de trop les assécher (elles pourraient s’effriter lors de leur utilisation). Ce séchage au four permet aussi d’éliminer les petits insectes restants et de faire fondre la résine restante que l’eau chaude n’avait pas réussie à enlever.

Étape 7 – REPOSER : Mais quelle belle odeur dans la maison provenant de l’ouverture du four ! Quand les cocottes sont sèches, et ne sont plus humides, je les laisse reposer sur le comptoir pendant au moins 24 heures. Je les recouvre de papier parchemin pour éviter la poussière ou le poils de ma lab Bella. En ce moment, elle perd beaucoup son poils. Parenthèse, une amie à moi utilise son poils dans son jardin et ses plates-bandes pour éloigner les chevreuils qui aiment manger ses hostas. Qui aurait dit que les poils de ma lab trouveraient utilité !

DERNIÈRE TOUCHE : Je peux choisir d’utiliser les cocotes au naturel pour un aspect rustique ou les peindre pour une touche de couleur personnalisée, avec ou sans paillettes. Quelle que soit ma préférence, je m’assure qu’elles soient parfaitement sèches avant de les intégrer à mes créations.

PETITS SECRETS ÉCOLOGIQUES : Saviez-vous que les cocottes peuvent également servir de paillis dans le jardin? Depuis quelques années, je les utilise dans certaines grandes plates-bandes. Les cocottes contribuent à maintenir l’humidité du sol, tout en libérant lentement des nutriments essentiels à mes arbustes lors de leur décomposition.

Sans compter que les cocottes peuvent se transformer en allume-feux écologiques! Je les trempe simplement dans de la cire fondue (en réutilisant des restes de bougies!) après avoir entouré chaque cocotte d’une mèche. Ici, je préfère utiliser les grosses cocottes telles que celles d’épinettes. Parfait pour démarrer un feu de camp en un clin d’œil! Mon conjoint adore les utiliser.

Je vous reviens dans quelques jours, lorsque que mes cocottes seront prêtes… afin de vous dire si expérience réussie.

Bon dimanche !

Roxanne

Propriétaire de La Destination de Noël

NOËL D’ALMONZA À WILLIAM… AUX ÎLES-DE-LA-MADELEINE

NOËL D’ALMONZA À WILLIAM

L’été dernier, une Madelinienne de 82 ans, Almonza à William, pleine de vitalité, a partagé ses souvenirs de Noël aux Îles-de-la-Madeleine avec la propriétaire de La Destination de Noël. Elle a ravivé le souvenir d’une époque, il y a cinquante ans, où le temps des fêtes était empreint d’une ambiance chaleureuse et festive. C’était un temps où les familles se réunissaient pour des veillées, des jeux de cartes, des parties de société, et bien sûr, pour partager de délicieux repas préparés avec amour selon des recettes transmises de génération en génération.

UN ESPRIT DE COMMUNAUTÉ UNIQUE

Ce qui a marqué la propriétaire de La Destination de Noël, c’est le fort sentiment de communauté qui perdure aux Îles. Les familles, même si elles habitent à distance de marche pour plusieurs, elles continuent de se visiter régulièrement, de partager des moments de convivialité. C’est comme une grande famille où chacun est le bienvenu. D’ailleurs, une expression locale résume bien cet esprit : « Faites comme chez vous, mais n’oubliez pas que c’est chez nous ! »

UN NOËL AUX SAVEURS DE LA MER… ET DE LA TERRE !

Bien que les Îles-de-la-Madeleine soient réputées pour leurs fruits de mer, le menu de Noël traditionnel est étonnamment différent. On y retrouve plutôt de la dinde, du rôti de bœuf ou de porc, et bien sûr, le fameux pâté à la viande. Les tartes, aux œufs, aux pommes ou aux bleuets sauvages, sont également à l’honneur. C’est une période où les Madelinots savourent des produits de la terre, qui sont moins présents dans leur alimentation quotidienne, axée sur les produits de la pêche.

DES TRADITIONS CULINAIRES UNIQUES

Mais Noël aux Îles-de-la-Madeleine, ce sont aussi des spécialités uniques. Les bonbons aux patates, les confitures maison, et un plat appelé « pot-en-pot », une sorte de cipaille à base de fruits de mer (palourdes, homards ou saumons). Et pour le dessert, les incontournables « croxignoles », ces beignets tressés frits dans l’huile de loup-marin et servis avec un caramel à l’eau salée fait maison.

LA MAGIE DE NOËL

La magie de Noël opère aussi aux Îles. Les maisons sont décorées avec soin, et les enfants participent avec enthousiasme à la sélection et à la coupe du sapin de Noël. Bien que les sapins soient plus petits qu’ailleurs, en raison des conditions climatiques et de l’histoire de l’archipel, ils sont le symbole d’un Noël chaleureux et familial.

LA MUSIQUE, L’ÂME DES ÎLES

La musique, c’est l’âme des Îles-de-la-Madeleine. Les Madelinots sont reconnus pour leurs talents de conteurs, leur humour, et leur amour de la musique traditionnelle. Leurs chansons, en français acadien, racontent leur histoire, leur lien profond avec la mer, et leur fierté d’appartenir à cette communauté unique. Comme disait Nathaël Molaison, une  »… langue devenue une courtepointe de sons d’ici et d’ailleurs », dont certains mots proviennent du répertoire des pêcheurs.

UN NOËL INOUBLIABLE

Selon la propriétaire de La Destination de Noël, le Noël aux Îles-de-la-Madeleine, doit être une expérience inoubliable. Un moment où la chaleur humaine, la joie de vivre et les traditions uniques se rencontrent pour créer une atmosphère magique. C’est une invitation à découvrir un peuple fier, accueillant et profondément attaché à ses racines.

C’est à partir des souvenirs d’Almonza à William et du vécu récent de la propriétaire de La Destination de Noël des Îles qu’il a été possible d’écrirer ce blogue.

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Merci Almonza à William pour ce bel accueil l’été dernier ! J’espère ne pas avoir été trop  »bougraisse » LoL . Un jour, j’aimerais revenir lorsque j’aurai atteint votre âge, afin de pouvoir aisément monter, tout comme vous, les 185 marches du belvédère qui surplombe le port de Cap-aux-meules.

Joyeuses Fêtes à vous, ainsi qu’aux madeliniennes Guylaine, Marjolaine, France, Nadine… !

NOËL AU CANADA

Noël au Canada est une période de célébration marquée par un mélange unique de traditions ancestrales et de nouvelles tendances. Si les racines chrétiennes de la fête sont toujours présentes dans certains milieux, la célébration s’est élargie pour englober une diversité de cultures, de traditions et de croyances, revenant à ce qu’elle était à l’origine… une fête païenne.

QUELQUES TRADITIONS

* DÉCORATIONS FESTIVES : Les Canadiens décorent leurs maisons avec des lumières scintillantes, des couronnes de Noël et des sapins de Noël décorés. Les marchés de Noël, comme ceux de l’Outaouais, offrent une occasion de trouver des décorations uniques et artisanales. Comme les Marché de Noël : Sous les flocons de Ripon et Marché de Noël de Montebello. Deux incontournables en Outouais !!!

* ÉCHANGE DE CADEAUX: L’échange de cadeaux est une tradition populaire, souvent accompagnée de l’excitation de l’ouverture des cadeaux le matin de Noël. Il existe plusieurs façons de faire le développement des cadeaux. Pour aider, La Destination de Noël possède la création en verre fusion d’un artisan qui s’appelle  » Le petit cornichon de Noël  » https://boutique-noel.ca/product/art-wgs-orn-0001/

* CÉLÉBRATION AVEC SES PROCHES : Noël est un moment privilégié pour se réunir en famille et entre amis, partager des repas festifs et créer des souvenirs durables.

* CHANTS DE NOËL : Les chants de Noël traditionnels, tels que « Douce nuit » et « Vive le vent », résonnent dans les maisons, les églises et les centres commerciaux, ajoutant à l’atmosphère festive. Sans compter les spectacles de Noël tels que celui à venir le 8 décembre prochain, à l’Église Saint-Casimir de Ripon https://www.facebook.com/events/1072501391025133/?acontext=%7B%22event_action_history%22%3A[]%7D

NOUVELLES TENDANCES

* DIVERSITÉ DE TRADITIONS : Le Canada étant un pays multiculturel, les célébrations de Noël intègrent de plus en plus des traditions de différentes cultures, reflétant la diversité de la population. Sans compter que des traditions s’empruntent et s’adaptent aux nouvelles familles.

* CONSOMMATION RESPONSABLE : De nombreux Canadiens optent pour des cadeaux plus durables et éthiques, privilégiant les produits locaux et artisanaux.

* IDÉES-CADEAUX : Offrir des expériences, comme des billets de spectacle ou des activités en plein air, devient de plus en plus populaire. On se rappelle bien plus d’une expérience que d’un objet.

* CÉLÉBRATIONS SANS FRONTIÈRES : La technologie permet aux familles et aux amis de se connecter, peu importe leur ville de résidence, et de célébrer Noël, même à distance.

Noël au Canada est donc une célébration dynamique en constante évolution, tout en préservant ses traditions chéries. C’est un moment de joie, de générosité et de partage, où chacun peut trouver sa propre façon de célébrer. Que ce soit en décorant un sapin, en échangeant des cadeaux ou simplement en passant du temps avec ses proches.

Noël incarne des valeurs profondes telles que l’amour, la générosité et l’espoir.

Noël au Canada est ainsi une période magique qui apporte de la lumière, de la chaleur en plein hiver et surtout du bonheur.

QUAND DÉBUTER… LES DÉCORATIONS DE NOËL ! (trucs et astuces)

Lors de l’ouverture de La Destination de Noël, en septembre 2020, une journaliste m’avait demandé quelle est la date « officielle » pour débuter l’installation des décorations de Noël. J’avais alors mentionné que c’est celle que chaque individu a dans son cœur. Cette date où l’on commence à se sentir nostalgique et inspiré par les Fêtes de Noël qui approchent.

Lorsque j’étais jeune, mon père débutait le 1er novembre. Eh oui ! Vous avez bien lu, le 1er novembre et pas question d’installer un sapin artificiel. C’était un naturel, comme il disait un « vrai ». Il installait le pied du sapin dans un grand sceau d’eau et y ajoutait quelques vitamines pour le nourrir afin que le sapin tienne le coup jusqu’au lendemain de la fin des festivités du jour de l’AN. ET, il tenait le coup… à la condition de ne pas le secouer pour en faire tomber ses aiguilles. Un sapin soigneusement décoré, majestueux par sa grandeur, dont à la cime tenait l’ange de ma grand-mère paternelle et où les branches étaient parsemées de neige synthétique.

Depuis l’ouverture de La Destination de Noël, plusieurs clients nous ont partagé leur date de début de l’installation des décorations ainsi que celle de leur proche. Tout récemment, un client nous a mentionné qu’un ami a remplacé son sapin par un village entier de Noël, lequel s’étend à l’ensemble de l’aire de son salon, c’est-à-dire plancher et murs. Pour installer chaque petite maison soigneusement emballée, cela lui prend au moins deux (2) mois. Et pour pouvoir en profiter durant le temps des Fêtes, le tout commence en septembre.

Selon certains experts, la fête de Noël redevient graduellement une célébration païenne, c’est-à-dire ce qu’elle avait été avant son appropriation par le christianisme au IVe siècle. Nonobstant, celle-ci demeure encore aujourd’hui l’une des fêtes les plus célébrées au Canada.

Son allure continue de se transformer au fil des évolutions technologiques et tendances du moment. D’ailleurs, nous avons pu visiter en juin dernier deux musées allemands dédiés à Noël et on peut voir l’évolution au fil des époques, influencée par le contexte socio-économique, culturel et historique. Et cela se poursuit !

Alors, la question : QUAND DÉBUTER ?

Je demeure avec ma réponse initiale… lorsque l’on commence à se sentir nostalgique et inspiré par les Fêtes de Noël.

Mais avant même de débuter l’installation des décos, je suis d’avis qu’il faut préalablement commencer à réfléchir et à planifier l’allure que l’on souhaite y donner. C’est la raison pour laquelle La Destination de Noël a créé un planificateur du temps des Fêtes. En plus de donner des idées, des trucs et des astuces, cet outil permet aussi de crayonner le fruit de vos réflexions, ce qui vous inspire… Cet outil permet ainsi d’appuyer votre démarche pour que vous puissiez créer le Noël mémorable dont vous rêvez pour vos proches. Et parfois, il ne suffit pas d’acheter des décorations, mais de réaménager celles-ci différemment, d’en fabriquer soi-même ou encore de restaurer celles que nous possédons. Mais, cela prend du temps !

Depuis toujours, et encore aujourd’hui, malgré son évolution, Noël demeure une célébration de rassemblement, de partage et d’amour, parfois en présentiel, d’autre fois à distance ou encore les deux.

Bonne planification !

Roxanne Constantineau

Propriétaire de La Destination de Noël

UN NOËL UKRAINIEN

Il y a quelques mois, une jeune femme de l’Ukraine, accompagnée de son conjoint et de deux membres de sa famille sont arrivés à Gatineau à titre de réfugiés. Cette jeune femme est la seule à parler l’anglais, tout en connaissant un peu le français. Tout en travaillant de chez elle, elle aide sa famille à s’intégrer à cette nouvelle vie au Canada, grâce à la générosité d’un couple gatinois.

La Destination de Noël lui a demandé s’il elle aimerait nous partager leur Noël ukranien et voici ce qu’elle nous a écrit :

« Ukrainians actually have two Christmases. One on December, 25, which is Catholic Christmas, and another one is on January, 7, which is Orthodox Christmas. There are many traditions associated with Christmas, but the most important rituals that Ukrainians follow regularly are Christmas dinner and Christmas caroling.

The Christmas celebration begins on Christmas Eve. Family members cook Christmas dinner consisting of 12 fasting dishes that symbolize 12 apostles. The main dish at the festive table is kutia – a mix of boiled grains, honey, nuts, poppy seeds, dried fruits, and other toppings. This dish is usually eaten first.

Photo de Natasha’s kitchen : Plat Kutia

Other dishes present at the Christmas table might include mushrooms, fish, varenyky, potatoes, etc.

Photo de 196 Flavors : Plat Varenyky

The next morning after Christmas Eve is Christmas day. On this day the fasting ends, and Ukrainians go to church and visit their relatives. Another ancient custom is Christmas caroling or Koliada. During Koliada, children and young people visit neighbors, relatives, and friends singing traditional songs and giving the families best wishes. In return, hosts give Koliada participants presents such as sweets, fruit, or money. »

Si vous connaissez d’autres traditions de Noël ukrainiennes, n’hésitez pas à nous les partager.

UN NOËL ACADIEN

Lors de notre Marché de Noël tenu la fin de semaine des 19 et 20 novembre derniers, un client originaire de Dieppe au Nouveau-Brunswick nous partageait un moment de leur tradition de Noël.

Entre autres, il nous a mentionné que la veille de Noël, il serve deux plats : le Fricot au poulet et une tourtière. Curieusement, j’ai voulu en savoir plus sur ce met qu’est le Fricot. Voici un résumé de mes recherches :

Aussi appelé bouillon ou fricot à la poule, le Fricot est un plat acadien. Ce terme est originaire de la France au 18e siècle et signifie « festin ».

Les principaux ingrédients d’un Fricot sont les pommes de terres, les oignons et des boulettes de farine confectionnées avec le bouillon. La viande pouvant être du poulet, du lapin, du bœuf ou du porc.

Ce met me rappelle le Cipaille que ma mère nous faisait dans notre enfance, une rangée de bœuf, une rangée de patates et oignons, une rangée de porc, une autre rangée de patates et oignons, une rangée de veau, une troisième rangée de patates et oignons et une rangée de poulet, garnie d’une dernière rangée de patates et oignons ainsi que d’une pâte épaisse faite de farine, sel et poudre à pâte. Le tout cuisant lentement dans un bouillon à hauteur continuelle du bord du plat en fonte. Miam !!!

Voici une recette partagée sur le site Web de Tourisme Nouveau-Brunswick : Fricot au poulet

Photo : Tourisme Nouveau-Brunwick

Si vous connaissez d’autres traditions de Noël acadiennes, n’hésitez pas à nous les partager. Tout ce que vous avez à faire est de nous écrire à : Blogue

Sources : Tourisme Nouveau-Brunswick, Wikipédia.

NOËL EST LA PLUS MERVEILLEUSE DES PÉRIODES DE L’ANNÉE


Noël chez moi a toujours été une période spéciale de l’année. Mon père était canadien-français, tandis que maman était anglaise, également du Québec. Même s’ils étaient dans la même région de la province, les deux avaient des façons différentes de célébrer la saison. Mes parents ont combiné le meilleur des deux mondes et ont continué certaines traditions et en ont créé de nouvelles.

Mes parents adoraient Noël. En fait, ma plus jeune sœur est née le 30 novembre, et comme elle est née près de la période des fêtes, mes parents l’ont appelée Carol. En anglais, les chants de Noël, s’appellent des « carol ».  

Au début de novembre, mon père et moi installions les lumières de Noël dehors. Nous l’avons fait pendant qu’il faisait un peu plus chaud, en préparation pour commencer à éclairer la maison en rouge et vert le jour de l’anniversaire de ma sœur, soit le 30 novembre.  Son anniversaire de naissance lançait la saison des fêtes chez nous. Le 1er décembre, peu importe le jour de la semaine, il était toujours temps de monter le sapin de Noël. Bien que mes parents aient tous les deux de vrais arbres quand ils étaient jeunes, mon père voulait un arbre artificiel, pour qu’il puisse rester plus longtemps que les quelques jours avant Noël, pour qu’on ait le temps de créer plus de souvenirs autour du sapin. Papa n’a épargné aucune dépense et a acheté le meilleur arbre de Noël du catalogue « cadeaux de rêve » de Sears.  Le sapin vert avait des boules rouges, une guirlande blanche, un glaçon soigneusement placé sur chaque branche et des lumières scintillantes. Mes sœurs et moi avons pu aider nos parents à décorer le sapin, mais je pense que mes parents ont apporté quelques modifications lorsque nous étions au lit parce que l’arbre était toujours parfait. Ce que j’ai trouvé spécial, c’est que nous, les enfants, avions notre propre sapin dans nos chambres à coucher que nous pouvions décorer comme nous le voulions. Si toutes les boules étaient placées d’un côté de l’arbre, toutes en haut, ou placées à l’endroit juste (comme c’était mon cas), cela n’avait pas d’importance. C’était notre création. Vous savez, cela a continué jusqu’à ce que nous ayons quitté la maison de nos parents, et en fait, j’ai encore un sapin dans ma chambre! Mes parents décoraient chaque pièce de la maison; des guirlandes et pères Noël dansaient sur la musique de Noël qui jouait presque toutes les heures de veille.

Presque tous les soirs en décembre, nous chantions des chants de Noël. Papa jouait de l’orgue, et maman jouait parfois du piano. Nous chantions en parfaite harmonie, que nous puissions tenir une note ou non. D’accord, cette dernière partie était dirigée contre moi. Je ne peux pas chanter, mais j’adore chanter des chansons de Noël et nous avons toujours été encouragés à chanter. Nous le faisions presque tous les soirs, à moins que quelqu’un devait faire son magasinage.  

La veille de Noël était l’événement spécial dans notre maison. Dès le moment où nous nous sommes réveillés le matin, ma mère était occupée dans la cuisine. Vous voyez, les traditions canadiennes-françaises incluaient le « réveillon », c’est-à-dire que nous avions le dîner complet de dinde après minuit. Mais pour manger à ce moment-là, maman devait commencer à cuisiner tôt pour préparer le repas et faire tout le reste des tâches que font des mamans! Elle commençait par la farce, puis après, elle faisait sa fameuse bûche de Noël. Je dis fameuse parce que la famille adorait le gâteau, tout comme le copropriétaire de « La Boutique de Noël », Richard, ou « Reechard » comme nous l’appelions, car je m’appelle aussi Richard, était considéré comme un fils ou frère adoptif puisque je le connaissais depuis que nous avions environ 12 ans et il était souvent chez nous. Richard aurait son morceau de gâteau après le dîner, il demandait un deuxième morceau, et parfois un troisième.  J’étais un peu frustré avec lui, car il savait que je voulais garder un morceau pour le petit-déjeuner le jour de Noël. Une année, ma mère a fait deux gâteaux sans que je le sache. Je ne sais pas si Richard le savait, car cette année-là, il a peut-être même demandé un quatrième morceau de gâteau.  Je n’étais pas content et j’ai coupé le plus petit morceau possible.  Ma mère avait un sourire, et a enfin sorti le deuxième gâteau du frigidaire et a rétabli la paix entre nous deux!  J’aurais un morceau pour le petit déjeuner.

Revenons à la veille de Noël. Après que maman a préparé la bouffe pour le réveillon, nous aurions un dîner léger vers 16 heures. Après qu’on avait fait la vaisselle et le ménage, Richard arrivait chez nous et la famille se rassemblait dans le salon pour commencer la fête de Noël. Papa jouait l’orgue et on chantait, mais ce soir, c’était un peu plus spécial… c’est la veille de Noël! Nous bavardions, écoutions les mises à jour du voyage du Père Noël à la radio et racontions des histoires. De nombreuses années plus tard, mon père et mon jeune neveu ont écrit une histoire intitulée « La magie de Noël » qui est devenue l’histoire que nous lirions à la place du traditionnel « Une visite de Saint Nicolas ». À ce jour, mon neveu, qui a maintenant 21 ans, nous lie sont histoire chaque veille de Noël.  

Après quelques couplets de « Le père Noel arrive ce soir », « Minuit Chrétiens » et « Sainte Nuit », c’était le départ pour l’église. Mes sœurs, Richard et moi, sommes allés à la messe de minuit, qui chaque année semblait commencer de plus en plus tôt. Une fois, nous sommes arrivés alors que la messe se terminait. Oups ! Pendant que les enfants étaient à l’église, maman continuerait à préparer la bouffe. Pendant qu’elle était occupée dans la cuisine, le Père Noël visitait le salon.

La plupart du temps, nous allions à l’église à pied pour que sur le chemin du retour, nous puissions chanter des chants de Noël, faire une sérénade dans le quartier et partager l’esprit de Noël. Papa attendait à la maison avec sa caméra et nous filmait à notre approche. Nous avons si bien chanté!

Quand nous sommes rentrés de l’église et des chants de Noël, nous courions vers le salon où tous les cadeaux étaient parfaitement placés sous le sapin. Nous prenions chacun nos places dans le salon, y compris Richard. Maman s’asseyait par terre près de l’arbre et distribuait les cadeaux un par un. Nous avons appris à nous contrôler en vieillissant et avons en fait attendu notre tour pour ouvrir le présent. Avoir un salon propre et bien rangé n’était pas notre priorité lorsque nous avons ouvert les cadeaux. Les rubans et le papier d’emballage volaient et restaient là où ils tombaient jusqu’au lendemain.

Avec tous les cadeaux ouverts, les bas de Noël vidés et un désordre qui pourrait prendre des jours à nettoyer, on se donnait des câlins pour remercier les uns et les autres pour les cadeaux que nous recevions. Avec les cadeaux faits, il était temps pour le réveillon. Il est généralement environ 2 heures du matin ou plus tard. Nous nous dirigeons vers la cuisine pour trouver une table joliment dressée pour le repas spécial que nous allions manger. Avant de manger, papa portait un toast au plus beau Noël de tous les temps. Nous faisions tinter nos verres, puis nous nous « gavions » emplement l’estomac de la dinde, de la farce, des pommes de terre, des carottes, des pois et de la sauce, suivi de la bûche de Noël. Miam!

Au moment où nous avons fini de manger, il est près de 3 ou 4 heures du matin. Nous étions fatigués, mais nous venions de passer un excellent Noël. Nous allions nous coucher. En tant qu’enfants, nous apporterions un nouveau jouet avec nous au lit. En vieillissant, j’apporterais de joyeuses pensées de Noël au lit et m’endormais avec un gros sourire à la lueur du sapin dans ma chambre.

Richard de Brampton (Ontario)

L’HISTOIRE DERRIÈRE LE COSTUME DU PÈRE NOËL DE LA DESTINATION DE NOËL

re Noël tire son origine d’une longue évolution s’inspirant de son ancêtre saint Nicolas (342 après Jésus-Christ) alors que d’autres indiquent que ce serait plutôt le fruit d’une création plus récente et propulsée par la diffusion d’une publicité de Coca-Cola de l’après Première Guerre Mondiale, plus précisément en 1931. Cette publicité aurait fixé définitivement l’image moderne du Père Noël au Québec tel que l’on le connaît aujourd’hui, s’inspirant préalablement des illustrations de l’américain Norman Rockwell (1921) et ensuite, promu par la chanson Petit papa Noël de Tino Rossi (1946) et le film américain Miracle on the 34th Street (1947).

Source : La fête de Noël au Québec de Sylvie Blais et Pierre Lahoud, 2007

Il y a quelques années, notre belle-mère Suzanne nous a offert le costume du Père Noël ayant appartenu à la famille de son père et ayant fait partie des Fêtes de Noël de la famille Léveillé. Nous l’avons depuis conservé et aujourd’hui, il figure dans notre BOUTIQUE en magasin. Ce qui suit est la petite histoire derrière ce costume du Père Noël âgé d’au moins une soixantaine d’années (date de création inconnue).

de l’Équipe de la Boutique

« Au plus loin de mon souvenir, lorsque j’avais vingt-ans, mon oncle Robert, frère de mon père, s’habillait en Père Noël durant la période des Fêtes pour recevoir ses clients dans son garage situé à Montréal. Pour la circonstance, il se revêtait d’un costume fait soigneusement à la main par son épouse Margot, qui était chapelière. Pour concevoir le manteau, le pantalon ainsi que le chapeau, elle avait utilisé du velours rouge, avec en bordure une fourrure synthétique blanche, de même que pour la ceinture et les jambières, du cuir noir. Elle avait aussi recouvert les boutons de velours rouge.

Au fil du temps, ma mère empruntait à son beau-frère ce costume afin de recevoir chez elle sa propre famille, le 26 décembre, et bien plus tard, à la Résidence L’Émérite de Brossard, ses enfants, petits-enfants, et arrière-petits-enfants. À un moment donné dans le temps, le costume fût offert à ma mère suivant le décès de mon oncle Robert. Ma tante Margot, qui a soufflé cette année cent-deux chandelles, l’avait offert à ma mère.

Avec les années, des accessoires furent remplacés ou ajoutés, notamment : une barbe et des cheveux blancs synthétiques, une paire de lunettes ainsi que des mitaines rouges que j’avais moi-même tricotées. Seule la paire de lunettes ne fait plus partie de l’ensemble depuis quelques années.

Comme ma mère, à mon tour je commencé à emprunter ce costume pour fêter Noël avec ma nouvelle famille, mon mari, veuf et père deux adolescents. Ce Noël en question fût célébré en 1980, à Brossard, dans ma nouvelle maison sur la rue Martinique où j’avais notamment préparé dinde, farce (la recette de ma mère), ragoût de boulettes, tarte au sucre et acheté à la Pâtisserie chez Rosaire, une bûche de Noël et un Saint-Honoré. À cette occasion, le costume fût porté par l’ami du cadet de mes gars que nous appelions tous « Smurf ». Ce qu’il ne savait pas, c’est que cette tradition allait se perpétuer aussi chez ma mère, tous les 26 décembre. La Fête de Noël ayant toujours été une célébration importante pour lui, on peut facilement comprendre que revêtir ce costume s’est toujours avéré un plaisir.

Malgré les soixante Noël passés, ce costume a su conserver sa forme et ses couleurs, en raison des soins accordés par les membres de ma famille, que ce soit lors de son utilisation ou de son rangement pour la prochaine fois. Aujourd’hui, notre costume de Père Noël fait partie des objets vintages conservés par La BOUTIQUE de NOËL * vintage * rustique * nostalgique. Ce costume de Père Noël est une trace tangible de notre histoire qui nous rappelle des moments précieux passés sous le même toit en présence de plusieurs générations de la famille de feux Jacqueline et Hormidas Léveillé, mes parents, de même qu’avec ma propre famille. C’est ça la magie de Noël, j’y crois encore ! De se rassembler et de célébrer ensemble en famille. »

Suzanne, fille de Jacqueline et Hormidas

NOËL D’UNE JEUNE FAMILLE QUÉBÉCOISE MODERNE DES ANNÉES 90

Pendant plusieurs années, de 1991 à 1999, moi et mes deux jeunes enfants commencions à décorer la maison en prévision des festivités des Fêtes, à compter du 1er décembre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Mère monoparentale, cette période s’avérait tout un défi pour maintenir l’équilibre entre la vie familiale, le travail, les devoirs et activités parascolaires des enfants et mes études universitaires. Parfois, je ne pouvais m’offrir le luxe de dormir plus de six heures. Et pour assumer les coûts additionnels que générait cette période, j’acceptais de faire des heures supplémentaires quelques semaines précédant Noël. L’an passé, en regardant le film Mais comment font les femmes (2011 ; en anglais I don’t know how she does it), avec Sarah Jessica Parker, cela m’a rappelé cette époque… exception, qu’il n’y avait pas de conjoint.

Malgré le stress que cette période engendre, j’étais heureuse d’être avec mes enfants pour vivre cette période des Fêtes, en créant notre ambiance à nous, parsemée de nos couleurs. Pour l’occasion, nous mettions de la musique, chantions et dansions pendant que nous installions les décorations. Des jus de fruits et du popcorn étaient notre festin pour l’occasion. Cela nous prenait parfois quelques jours pour y arriver… mais nous avions du plaisir. Quelques fois, nous faisions l’ajout de décorations nouvellement fabriquées à l’école par les enfants. D’ailleurs, j’en ai conservé quelques-unes et chaque année, elles trouvent leur place dans ma maison, qui aujourd’hui, est partagée avec mon conjoint rencontré en 2000. En regardant ces décorations, cela me rappelle de beaux souvenirs, ceux vécus juste à trois pendant près de huit ans.

La période des Fêtes était aussi pour nous trois une période de vacances bien méritées, du 23 au 31 décembre, soit avant que les enfants ne quittent la maison pour passer le reste des Fêtes avec leur papa.  Cette période nous permettait de faire une pause et de se retrouver ensemble, avec la grande famille et mes amis. De faire des activités hivernales, comme la glissade et le patinage. Et avec nos activités traditionnelles en grande famille… jouer au bowling, voir un film au cinéma, jouer aux cartes Passe l’As. Même que les enfants, accompagnés de leur cousins, créaient ensemble une petite pièce de théâtre que nous écoutions tous le soir du Réveillons de Noël chez mes parents.

Également, pendant cette période, je confectionnais aux enfants leurs vêtements à porter pour les Fêtes. Et je leur achetais un pyjama spécifique pour le matin de Noël où nous allions ensemble déballer les cadeaux. Par la suite, suivant le déjeuner, même si nous le connaissions par cœur, nous avions l’habitude d’écouter le film humoristique Le Sapin a les boules (National 1989 ; Lampoon’s Christmas Vacation), narrant les aventures de la Famille Griswold. Ce film était sorti l’année de naissance de ma cadette. Le rire était déjà contagieux dans notre maison et ce film ne faisait que l’amplifier davantage.

Je préparais toujours un souper de Noël qui se composait d’une dinde accompagnée de farce, de mousseline de patates, d’une tourtière, de sauce, de carottes et petits pois ainsi que d’une bûche de Noël, avec de la crème glacée. Sans compter le cipaille, selon la recette de ma grand-mère maternelle. Et comme bien des familles, le reste de la dinde (Et dieu qu’il y en avait!) me servait à concocter d’autres plats durant cette période : soupe, vols-au-vent, petites tartes au poulet, hot-chicken (Sans pain pour mon aînée qui n’aimait pas le pain mouillé), riz frit au poulet, etc. Je n’avais jamais pu me convaincre à remplacer la dinde par une plus petite volaille.

Aussi, habillées chaudement pour l’extérieur avec en main un chocolat chaud, nous trouvions toujours l’occasion d’aller visiter la maison décorée située près de l’aréna Baribeau à Gatineau, une vraie attraction touristique avec ses décorations et ses milliers de lumières multi-couleurs, scintillantes, avec en trame de fond une musique de Noël de circonstance. Le propriétaire commençait à installer le tout plusieurs mois à l’avance. C’était magnifique à voir. Cela en valait le déplacement. Et chaque année, il y avait toujours une nouveauté.

Avec recul aujourd’hui, lorsque je vois mes enfants devenus des femmes professionnelles, épouses et mères, je constate que leur propre tradition est teintée de la mienne, de celle de leurs grands-parents, de celle de leurs arrière-grands-parents, tout comme fut la nôtre. Chacune de mes filles a su créer sa propre magie des Fêtes, teintée de leur couleur et celle des membres de leur famille propre. Et maintenant, c’est moi qui est présente dans leur demeure pour vivre ce moment avec elles et mes trois petits-enfants. Ce sont vingt Noël qui se sont écoulés depuis cette époque où nous ne vivions ensemble que juste nous trois.

Cette magie des Fêtes a continué à être présente dans ma vie. Elle s’est manifesté de différentes manières au cours des époques, vécues avec différentes personnes, mais toujours avec la présence de mes enfants, et ce, depuis leur naissance. Malgré les hauts et les bas de la vie, Noël a toujours permis de renouveler avec le passé, de savourer le moment présent et de donner un nouvel élan pour réaliser les souhaits de la future année.

C’était notre Noël, celui d’une mère et de ses deux filles. Celui d’une petite famille québécoise des années 90.

« I will honour Christmas in my heart, and try to keep it all the year.

I will live in the Past, the Present, and the Future.

The Spirits of all Three shall strive within me.

I will not shut out the lessons that they teach. »

Extrait tiré du livre de Charles Dickens, A Christmas Carol (1843).

« J’honorerai Noël dans mon cœur et j’essayerai de le garder toute l’année.

Je vivrai dans le passé, le présent et le futur.

L’esprit de ces trois temps viendra s’immerger en moi.

Je ne tiendrai pas écarté les leçons apprises par chacun d’eux. »

Traduction libre de l’extrait ci-haut.