Si vous êtes comme moi, lorsque le soleil brille, j’adore être dehors tout en restant active. Je ne suis pas de celle qui aime s’étendre au soleil. LoL
Aujourd’hui, a été le moment idéal pour moi de me lancer dans un petit projet. Après avoir lu et échangé avec quelques artisans, j’ai décidé de créer mes propres cocottes à partir de ce que la forêt a à m’offrir. Les ateliers de couronnes reprendront cet automne et mon inventaire de cocottes est presque vide. Il est donc temps de le renflouer! JE M’ESSAIE, tout en faisant preuve de vigilance et prudence dans cette première démarche expérimentale.
Étape 1 – CUEILLIR : Le printemps est un excellent moment pour ramasser des cocottes après la fonte des neiges. Le terrain de La Destination de Noël regorge de variétés différentes en termes de taille, de texture et de poids. Par exemple, des cocottes de pin blanc et des cocottes d’épinette.
Étape 2 – SÉPARER : Avant de commencer le nettoyage, il est crucial que je sépare les cocottes par variété. Pourquoi? Elles ne sécheront pas toutes de la même manière. Plus une cocotte est grosse, plus le temps de séchage sera long. Je profite aussi de cette étape pour retirer les petites brindilles ou les aiguilles de résineux.
Étape 3 – NETTOYER : Certains ne lavent pas les cocottes et les mettent directement au four. Personnellement, je préfère les nettoyer pour enlever la saleté comme la boue et les désinfecter (en enlevant les petits » cadeaux » laissés par les animaux). Pour ce faire, j’utilise simplement de l’eau et du vinaigre. Certains utilisent un ratio de 1:1 pour le vinaigre, mais je préfère beaucoup d’eau chaude (au niveau de la moitié du lavabo) avec environ 1 tasse de vinaigre. Pourquoi? Le vinaigre a une odeur forte et, selon moi, cette quantité suffit amplement pour nettoyer et tuer les petites bestioles comme les araignées… comme je le fais pour ma salade de jardins. Avant de laisser reposer, je brasse le tout pour bien mélanger le vinaigre et l’eau. Je constate que l’eau change rapidement de couleur et devient brunâtre. Une fois mélangé, je laisse reposer le tout pendant 30 minutes.
Étape 4 – RINCER : Pendant que les cocottes trempent, je préchauffe le four à 200 degrés Fahrenheit. Je sors mes plaques à biscuits et j’y ajoute du papier parchemin. Après 30 minutes de trempage, je rince les cocottes à l’eau chaude dans le deuxième lavabo. On peut voir que l’eau de rinçage est maintenant claire.
Étape 5 – DÉPOSER : Je dépose les cocottes sur le papier parchemin en une seule rangée. J’évite de les empiler. Comme mentionné précédemment, je m’assure que les cocottes soient de la même variété.
Étape 6 – SÉCHER : Une fois que le four est à 200 degrés Fahrenheit, j’y place les plaques remplies de cocottes. Pour les petites cocottes, je règle la minuterie à 40 minutes, tout en restant tout près pour vérifier périodiquement le séchage. Si elles ne sont pas assez sèches, j’ajoute du temps. Toutefois, il faut faire attention à ne pas les brûler! Encore ici, certains artisans règlent le four plutôt à 250 degrés Fahrenheit. C’est certain que cela prendra moins de temps, mais plus de risque de les brûler OU de trop les assécher (elles pourraient s’effriter lors de leur utilisation). Ce séchage au four permet aussi d’éliminer les petits insectes restants et de faire fondre la résine restante que l’eau chaude n’avait pas réussie à enlever.
Étape 7 – REPOSER : Mais quelle belle odeur dans la maison provenant de l’ouverture du four ! Quand les cocottes sont sèches, et ne sont plus humides, je les laisse reposer sur le comptoir pendant au moins 24 heures. Je les recouvre de papier parchemin pour éviter la poussière ou le poils de ma lab Bella. En ce moment, elle perd beaucoup son poils. Parenthèse, une amie à moi utilise son poils dans son jardin et ses plates-bandes pour éloigner les chevreuils qui aiment manger ses hostas. Qui aurait dit que les poils de ma lab trouveraient utilité !
DERNIÈRE TOUCHE : Je peux choisir d’utiliser les cocotes au naturel pour un aspect rustique ou les peindre pour une touche de couleur personnalisée, avec ou sans paillettes. Quelle que soit ma préférence, je m’assure qu’elles soient parfaitement sèches avant de les intégrer à mes créations.
PETITS SECRETS ÉCOLOGIQUES : Saviez-vous que les cocottes peuvent également servir de paillis dans le jardin? Depuis quelques années, je les utilise dans certaines grandes plates-bandes. Les cocottes contribuent à maintenir l’humidité du sol, tout en libérant lentement des nutriments essentiels à mes arbustes lors de leur décomposition.
Sans compter que les cocottes peuvent se transformer en allume-feux écologiques! Je les trempe simplement dans de la cire fondue (en réutilisant des restes de bougies!) après avoir entouré chaque cocotte d’une mèche. Ici, je préfère utiliser les grosses cocottes telles que celles d’épinettes. Parfait pour démarrer un feu de camp en un clin d’œil! Mon conjoint adore les utiliser.
Je vous reviens dans quelques jours, lorsque que mes cocottes seront prêtes… afin de vous dire si expérience réussie.
Bon dimanche !
Roxanne
Propriétaire de La Destination de Noël









